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Garder un oeil sur L’Iran

Selon les témoignages qu’a recueillis le Comité sénatorial permanent des droits de la personne mercredi, l’Iran est contrôlé par un régime corrompu qui fait obstacle aux initiatives de la communauté internationale pour s’attaquer aux violations des droits de la personne au moyen de sanctions économiques.

« Le problème actuel, concernant la question des sanctions et de l’engagement économique, c’est que vous allez vous associer à un régime profondément corrompu – un régime qui a la mainmise sur les richesses de l’Iran, » a déclaré au comité Mark Dubowitz, directeur exécutif de la Fondation pour la défense des démocraties.

« Cela revient essentiellement à faire un pacte avec des escrocs et des voleurs, » a-t-il ajouté.

Dubowitz s’est adressé au comité dans le cadre de la Semaine de la responsabilisation de l’Iran, une activité non partisane organisée par des parlementaires canadiens.

Le simple fait d’exposer la situation dans ce pays est dangereux, a expliqué M. Dubowitz. Dernièrement, le régime iranien a condamné quatre journalistes à des peines d’emprisonnement totalisant 27 ans, et l’Iran est l’un des pays où sont détenus le plus grand nombre de journalistes. En janvier, au moins 47 journalistes et activistes des médias sociaux étaient derrière les barreaux dans ce pays.

Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de la personne en Iran, s’est aussi adressé au comité.

Il a évoqué les mariages de très jeunes filles et les exécutions illégales. Il a aussi décrit la gravité des violations des droits de la personne partout au pays.

En ce qui concerne le nombre et l’âge des enfants que l’on marie, par exemple, M. Shaheed a déclaré que l’Iran « est dans une classe à part. » L’âge de la majorité pour les filles a été fixé à 13 ans, mais elles peuvent se marier à seulement neuf ans si un juge y consent. Dans les mariages documentés par M. Shaheed, 90 pour cent des jeunes épouses avaient un premier bébé avant d’avoir 15 ans.

Le comité a aussi appris que le recours à la peine de mort est à la hausse ces dernières années et que de nombreux prisonniers exécutés avaient été condamnés pour des infractions non violentes liées aux drogues. Des enfants de moins de 18 ans ont également été condamnés à mort, même si l’Iran est un signataire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Shaheed a indiqué que des villages entiers ont perdu tous leurs hommes à la suite d’exécutions qui découlent de crimes liés aux drogues. Shahindokht Molaverdi, membre du cabinet du gouvernement iranien responsable de la condition féminine et des affaires familiales, a d’ailleurs courageusement dénoncé la politique de la république en matière de drogues.

« Elle subit de la pression de la part des partisans de la ligne dure en raison de ce genre de déclarations, » a expliqué Ahmed Shaheed.

La présence de personnes comme Mme Molaverdi montre qu’il y a un réel désir de changement dans le pays.

« Les Iraniens sont, dans l’ensemble, des gens très instruits et très raffinés, et ils exigent des droits dès qu’ils en ont l’occasion, » a déclaré Ahmed Shaheed devant les membres du comité.

« S’ils peuvent avoir une véritable voix, l’Iran sera un pays très différent. »

Houchang Hassan-Yari, professeur en sciences politiques du Collège militaire royal du Canada, s’est également adressé aux membres du comité.

Il a déclaré que les familles des prisonniers politiques de l’Iran font souvent l’objet de sanctions. On empêche parfois les enfants des prisonniers politiques d’obtenir leur diplôme à moins que leurs parents demandent pardon ou se repentent.

Les membres du comité ont demandé ce que le Canada pouvait faire pour améliorer la situation des droits de la personne en Iran. Les trois témoins ont mis en garde le gouvernement fédéral de se montrer prudent dans l’établissement de nouvelles relations avec ce pays.

La sénatrice Linda Frum a cherché à savoir si le rétablissement des relations entre les gouvernements occidentaux et l’Iran devait être perçu comme un appui tacite au bilan de l’Iran en matière de droits de la personne.

« Si le Canada rétablit ses relations diplomatiques avec l’Iran, serons-nous en mesure d’exercer des pressions sur ce pays pour qu’il améliore son bilan en matière de droits de la personne ? » a demandé la sénatrice Frum. « Y verra-t-on plutôt un genre d’approbation de la part du Canada... une acceptation en quelque sorte du bilan de l’Iran sur le plan des droits de la personne ? »

Il a aussi été proposé de modifier la Loi sur les mesures économiques spéciales de manière à lier les mécanismes de sanction du Canada aux atteintes à la paix et à la sécurité internationales.

« On ne peut passer sous silence les violations des droits de la personne en Iran », a déclaré le sénateur Jim Munson, président du comité. « Nous estimons qu’il est essentiel de faire entendre la voix de tous les citoyens iraniens. »

Garder un oeil sur L’Iran

Selon les témoignages qu’a recueillis le Comité sénatorial permanent des droits de la personne mercredi, l’Iran est contrôlé par un régime corrompu qui fait obstacle aux initiatives de la communauté internationale pour s’attaquer aux violations des droits de la personne au moyen de sanctions économiques.

« Le problème actuel, concernant la question des sanctions et de l’engagement économique, c’est que vous allez vous associer à un régime profondément corrompu – un régime qui a la mainmise sur les richesses de l’Iran, » a déclaré au comité Mark Dubowitz, directeur exécutif de la Fondation pour la défense des démocraties.

« Cela revient essentiellement à faire un pacte avec des escrocs et des voleurs, » a-t-il ajouté.

Dubowitz s’est adressé au comité dans le cadre de la Semaine de la responsabilisation de l’Iran, une activité non partisane organisée par des parlementaires canadiens.

Le simple fait d’exposer la situation dans ce pays est dangereux, a expliqué M. Dubowitz. Dernièrement, le régime iranien a condamné quatre journalistes à des peines d’emprisonnement totalisant 27 ans, et l’Iran est l’un des pays où sont détenus le plus grand nombre de journalistes. En janvier, au moins 47 journalistes et activistes des médias sociaux étaient derrière les barreaux dans ce pays.

Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de la personne en Iran, s’est aussi adressé au comité.

Il a évoqué les mariages de très jeunes filles et les exécutions illégales. Il a aussi décrit la gravité des violations des droits de la personne partout au pays.

En ce qui concerne le nombre et l’âge des enfants que l’on marie, par exemple, M. Shaheed a déclaré que l’Iran « est dans une classe à part. » L’âge de la majorité pour les filles a été fixé à 13 ans, mais elles peuvent se marier à seulement neuf ans si un juge y consent. Dans les mariages documentés par M. Shaheed, 90 pour cent des jeunes épouses avaient un premier bébé avant d’avoir 15 ans.

Le comité a aussi appris que le recours à la peine de mort est à la hausse ces dernières années et que de nombreux prisonniers exécutés avaient été condamnés pour des infractions non violentes liées aux drogues. Des enfants de moins de 18 ans ont également été condamnés à mort, même si l’Iran est un signataire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Shaheed a indiqué que des villages entiers ont perdu tous leurs hommes à la suite d’exécutions qui découlent de crimes liés aux drogues. Shahindokht Molaverdi, membre du cabinet du gouvernement iranien responsable de la condition féminine et des affaires familiales, a d’ailleurs courageusement dénoncé la politique de la république en matière de drogues.

« Elle subit de la pression de la part des partisans de la ligne dure en raison de ce genre de déclarations, » a expliqué Ahmed Shaheed.

La présence de personnes comme Mme Molaverdi montre qu’il y a un réel désir de changement dans le pays.

« Les Iraniens sont, dans l’ensemble, des gens très instruits et très raffinés, et ils exigent des droits dès qu’ils en ont l’occasion, » a déclaré Ahmed Shaheed devant les membres du comité.

« S’ils peuvent avoir une véritable voix, l’Iran sera un pays très différent. »

Houchang Hassan-Yari, professeur en sciences politiques du Collège militaire royal du Canada, s’est également adressé aux membres du comité.

Il a déclaré que les familles des prisonniers politiques de l’Iran font souvent l’objet de sanctions. On empêche parfois les enfants des prisonniers politiques d’obtenir leur diplôme à moins que leurs parents demandent pardon ou se repentent.

Les membres du comité ont demandé ce que le Canada pouvait faire pour améliorer la situation des droits de la personne en Iran. Les trois témoins ont mis en garde le gouvernement fédéral de se montrer prudent dans l’établissement de nouvelles relations avec ce pays.

La sénatrice Linda Frum a cherché à savoir si le rétablissement des relations entre les gouvernements occidentaux et l’Iran devait être perçu comme un appui tacite au bilan de l’Iran en matière de droits de la personne.

« Si le Canada rétablit ses relations diplomatiques avec l’Iran, serons-nous en mesure d’exercer des pressions sur ce pays pour qu’il améliore son bilan en matière de droits de la personne ? » a demandé la sénatrice Frum. « Y verra-t-on plutôt un genre d’approbation de la part du Canada... une acceptation en quelque sorte du bilan de l’Iran sur le plan des droits de la personne ? »

Il a aussi été proposé de modifier la Loi sur les mesures économiques spéciales de manière à lier les mécanismes de sanction du Canada aux atteintes à la paix et à la sécurité internationales.

« On ne peut passer sous silence les violations des droits de la personne en Iran », a déclaré le sénateur Jim Munson, président du comité. « Nous estimons qu’il est essentiel de faire entendre la voix de tous les citoyens iraniens. »

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