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« Comme être une recrue dans une équipe de football » : le sénateur Smith se remémore son parcours vers le Sénat

Un homme se tient debout dans un bureau devant un mur de photos et des coupures de presse.

Qu’il joue au football pour les Alouettes de Montréal, qu’il dirige la LCF à titre de commissaire ou qu’il préside le Comité sénatorial des finances nationales, le sénateur Larry W. Smith est reconnu pour être un joueur d’équipe sur le terrain comme à la Chambre haute.

Tout au long de sa carrière, il a servi Montréal dans le sport, les affaires et le service public, aidant les Alouettes à remporter deux Coupes Grey dans les années 1970, revitalisant l’équipe dans les années 1990, dirigeant le Montreal Gazette et représentant le Québec à la Chambre haute.

À l’approche de sa retraite le 28 avril 2026, le sénateur Smith revient sur son parcours, du sport professionnel au Sénat en passant par le monde des affaires.

Bien avant votre carrière au Sénat, vous avez été centre-arrière pour les Alouettes de Montréal. Quand avez-vous su que vous vouliez devenir un joueur de football professionnel?

J’ai commencé à jouer au football à l’école secondaire Hudson à 13 ans et je me suis bien débrouillé dès le début. Au moment où je suis arrivé en dernière année, notre équipe avait remporté le championnat de la ville. Nous avons battu l’une des plus grandes écoles secondaires de la ville, et j’ai eu la chance de marquer les trois touchés. Cette réussite m’a poussé à jouer au football pour l’Université Bishop’s, et je savais alors que je voulais être un athlète professionnel si on m’en donnait l’occasion. Les Alouettes comptaient deux centres-arrières américains dans les années 1960, George Dixon et Don Clark, de grands athlètes, comme qui je voulais être. C’était mon rêve.

Pendant votre carrière de footballeur, vous avez aussi fait votre droit. Comment avez-vous réussi à gérer un horaire aussi chargé?

Lorsque j’ai obtenu mon diplôme de l’Université Bishop’s, de nombreux jeunes de mon âge poursuivaient des MBA, alors je me suis dit que je me démarquerais en choisissant le droit. En trois ans, j’ai obtenu 93 crédits, j’ai remporté la Coupe Grey, puis j’ai obtenu mon diplôme en droit en 1976. Je suis très fier de cette période, parce que c’était le chaos. Je me réveillais le matin, j’allais à l’entraînement l’après-midi et je terminais mes cours le soir. C’était une sorte d’exploit de survivre, mais ça en valait la peine. Nous avons remporté la Coupe de nouveau en 1977, et ma femme Leesa a donné naissance à notre fils aîné, Wes, la même année. Notre fille Ashley est née deux ans plus tard, suivie de notre plus jeune, Brad.

Vous avez été intronisé au Temple de la renommée des sports du Québec et au Temple de la renommée du football canadien et vous avez été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en reconnaissance de votre travail de bâtisseur avec les Alouettes et la LCF. Que signifiaient pour vous de recevoir ces honneurs?

C’était un honneur d’être reconnu comme athlète, homme d’affaires et bâtisseur au sein de la Ligue canadienne de football. J’ai eu une très bonne carrière comme joueur, mais ce sont mes réalisations en parallèle qui m’ont probablement aidé à me positionner. J’ai été représentant des joueurs pendant sept des neuf années où j’ai joué, alors j’ai occupé des postes de leadership tout au long de ma jeunesse et de ma carrière sportive professionnelle. Mon diplôme en droit m’a également offert des possibilités dans le monde des affaires, notamment avec la LCF et le Montreal Gazette.

Tout au long de vos années à titre de président des Alouettes de Montréal, de commissaire de la LCF et de président du Conseil des Jeux du Canada, vous avez parcouru le pays pour encourager les jeunes à faire du sport; vous en avez depuis parlé à la Chambre rouge. Pourquoi ce sujet était-il important pour vous?

Tout a commencé avec mes propres enfants. Je participais toujours à leurs entraînements au hockey ou au football, y compris mon fils Brad, qui a fini par devenir joueur dans la LCF. J’ai ensuite pris la relève comme président du Conseil des Jeux du Canada de 2001 à 2010, ce qui a été une occasion fantastique de m’impliquer dans la communauté et le sport. Pour chaque édition des Jeux du Canada, nous avons construit des projets de plusieurs millions de dollars, des arénas de hockey aux terrains de baseball, dans de petites communautés qui n’auraient autrement pas eu les installations.

Les Jeux du Canada sont aussi un point de départ pour de nombreux jeunes athlètes. Je me souviens d’être allé en 2003 aux Jeux de Campbellton-Bathurst, au Nouveau-Brunswick, et j’ai vu ce jeune garçon de 15 ans jouer au hockey avec les juniors. J’ai dit : « Ce gars est incroyable. » C’était Sidney Crosby.

Le sport a représenté une partie importante de ma vie. Chez moi, à Hudson, des adultes viennent me voir et me disent, « Monsieur Smith, vous souvenez-vous de moi? Vous m’avez entraîné au hockey bantam » ou « vous m’avez entraîné au Lower Canada College. » C’est formidable de savoir que j’ai fait quelque chose pour aider les jeunes à pratiquer un sport.

Vous avez été nommé au Sénat en 2010. Comment décririez-vous vos débuts à la Chambre rouge?

C’était vraiment comme être une recrue dans une équipe de football. Quand je me suis joint aux Alouettes, on m’a essentiellement dit de me taire, de faire de mon mieux et de travailler fort.

Ma priorité comme sénateur a été de siéger à des comités afin de mieux comprendre le fonctionnement du Sénat. Le sénateur Joseph A. Day, qui était président du Comité sénatorial des finances nationales, m’a invité à siéger comme vice-président, ce que j’ai fait pendant quelques années jusqu’à ce que je devienne président. Joe était libéral, j’étais conservateur, et nous nous entendions très bien. Grâce à ce comité, j’ai appris différentes politiques du Sénat, les budgets et la façon dont différents secteurs des activités gouvernementales étaient financés, ce qui m’a donné une perspective sur certains processus de prise de décision discutables dans la fonction publique. J’ai vu le bon et le mauvais. Dans l’ensemble, c’était une expérience fascinante.

Je me suis aussi joint au Comité de la régie interne, et j’ai été chargé de réviser les budgets proposés pour des missions d’étude de divers comités du Sénat. Mon travail consistait à veiller à ce que nous ayons le contrôle des coûts de transport et du nombre de personnes qui voyagent avec chaque comité. J’ai dû apprendre comment faire participer les autres à la prise de décisions; j’avais dû le faire dans le sport et les affaires, mais le Sénat était un nouveau monde.

Mis à part votre travail au sein du Comité des finances nationales, vous avez aussi été membre de plusieurs autres comités du Sénat. De quel travail de comité êtes-vous le plus fier?

En 2013, j’ai eu l’occasion de participer à un petit comité sénatorial, avec Elizabeth Marshall et George J. Furey, alors sénateurs, qui a travaillé avec le vérificateur général pour examiner les dépenses des sénateurs. Ce fut une période très intense, mais je suis fier du travail accompli. Nous avons travaillé pour veiller à ce que nos collègues soient traités avec respect tout en reconnaissant qu’il y avait des règles de dépenses à respecter.

Qu’a signifié pour vous de siéger au Sénat?

Ce fut un honneur d’être appelé par le premier ministre Stephen Harper pour ce rôle. Je me suis brièvement retiré du Sénat pour me présenter comme candidat à l’élection fédérale de Lac-Saint-Louis en 2011. Je suis arrivé troisième, mais ce fut une excellente expérience, parce que j’ai fait 36 jours de porte-à-porte, environ six heures par jour, donc je passais toujours du temps avec les gens. On m’a ensuite demandé de retourner au Sénat, ce que j’ai vu comme une reconnaissance du fait que je pouvais continuer à servir la population canadienne. Je suis très reconnaissant de l’occasion qui m’a été offerte et de toutes les personnes qui m’ont aidé en cours de route, quelle que soit leur affiliation politique.

Quel conseil donneriez-vous à la prochaine personne nommée pour vous remplacer?

Au bout du compte, votre travail consiste à rendre les lois aussi bonnes qu’elles peuvent l’être, et ce, dans l’intérêt de toute la population canadienne. Vous ne pouvez jamais perdre cela de vue, parce que vous n’êtes pas au Sénat pour voyager autour du monde ou dépenser l’argent des autres. Vous êtes au Sénat pour faire le meilleur travail possible tout en faisant preuve d’empathie, de courage et d’un engagement à faire avancer les choses.


Regardez les hommages rendus au sénateur Larry W. Smith et son discours d’adieu dans la Chambre du Sénat.

En savoir plus sur le sénateur Smith dans cet article.

L’une des cartes de joueur du sénateur Larry W. Smith lorsqu’il jouait pour les Alouettes de Montréal. Il a été centre-arrière pour l’équipe de 1972 à 1980. (Source : Bureau du sénateur Larry W. Smith)

Le sénateur Smith serre la main de l’honorable Noël A. Kinsella, alors Président du Sénat, lors de sa cérémonie d’assermentation le 1er février 2011.Le sénateur Smith serre la main de l’honorable Noël A. Kinsella, alors Président du Sénat, lors de sa cérémonie d’assermentation le 1er février 2011.

Le sénateur Smith, accompagné des anciens sénateurs Percy Mockler et Anne C. Cools, répond aux questions des journalistes au sujet du rapport du Comité sénatorial des finances nationales portant sur l’étude du programme d’infrastructure du gouvernement fédéral à Ottawa en février 2017.Le sénateur Smith, accompagné des anciens sénateurs Percy Mockler et Anne C. Cools, répond aux questions des journalistes au sujet du rapport du Comité sénatorial des finances nationales portant sur l’étude du programme d’infrastructure du gouvernement fédéral à Ottawa en février 2017.

Une coupure de journal d’une édition de 1999 du Globe and Mail mettant en vedette le sénateur Smith lorsqu’il était président des Alouettes de Montréal. Le sénateur a gardé cet exemplaire exposé dans son bureau.Une coupure de journal d’une édition de 1999 du Globe and Mail mettant en vedette le sénateur Smith lorsqu’il était président des Alouettes de Montréal. Le sénateur a gardé cet exemplaire exposé dans son bureau.

Le sénateur Smith est intronisé au Temple de la renommée du football canadien à Hamilton, en Ontario, le 16 septembre 2023. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Peter Power)Le sénateur Smith est intronisé au Temple de la renommée du football canadien à Hamilton, en Ontario, le 16 septembre 2023. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Peter Power)

Le sénateur Smith, alors président et chef de la direction des Alouettes de Montréal, répond aux questions des journalistes après avoir annoncé qu’il quitterait le club de la LFC lors d’une conférence de presse à Montréal en novembre 2010. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)Le sénateur Smith, alors président et chef de la direction des Alouettes de Montréal, répond aux questions des journalistes après avoir annoncé qu’il quitterait le club de la LFC lors d’une conférence de presse à Montréal en novembre 2010. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Le sénateur Smith annonce sa candidature à l’élection fédérale le 21 décembre 2010, à Montréal. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)Le sénateur Smith annonce sa candidature à l’élection fédérale le 21 décembre 2010, à Montréal. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Le sénateur Smith brandit un exemplaire de ce qui était alors The Gazette après avoir été nommé éditeur du journal en janvier 2002. (Source : PHOTO PC/Ryan Remiorz)Le sénateur Smith brandit un exemplaire de ce qui était alors The Gazette après avoir été nommé éditeur du journal en janvier 2002. (Source : PHOTO PC/Ryan Remiorz)

« Comme être une recrue dans une équipe de football » : le sénateur Smith se remémore son parcours vers le Sénat

Un homme se tient debout dans un bureau devant un mur de photos et des coupures de presse.

Qu’il joue au football pour les Alouettes de Montréal, qu’il dirige la LCF à titre de commissaire ou qu’il préside le Comité sénatorial des finances nationales, le sénateur Larry W. Smith est reconnu pour être un joueur d’équipe sur le terrain comme à la Chambre haute.

Tout au long de sa carrière, il a servi Montréal dans le sport, les affaires et le service public, aidant les Alouettes à remporter deux Coupes Grey dans les années 1970, revitalisant l’équipe dans les années 1990, dirigeant le Montreal Gazette et représentant le Québec à la Chambre haute.

À l’approche de sa retraite le 28 avril 2026, le sénateur Smith revient sur son parcours, du sport professionnel au Sénat en passant par le monde des affaires.

Bien avant votre carrière au Sénat, vous avez été centre-arrière pour les Alouettes de Montréal. Quand avez-vous su que vous vouliez devenir un joueur de football professionnel?

J’ai commencé à jouer au football à l’école secondaire Hudson à 13 ans et je me suis bien débrouillé dès le début. Au moment où je suis arrivé en dernière année, notre équipe avait remporté le championnat de la ville. Nous avons battu l’une des plus grandes écoles secondaires de la ville, et j’ai eu la chance de marquer les trois touchés. Cette réussite m’a poussé à jouer au football pour l’Université Bishop’s, et je savais alors que je voulais être un athlète professionnel si on m’en donnait l’occasion. Les Alouettes comptaient deux centres-arrières américains dans les années 1960, George Dixon et Don Clark, de grands athlètes, comme qui je voulais être. C’était mon rêve.

Pendant votre carrière de footballeur, vous avez aussi fait votre droit. Comment avez-vous réussi à gérer un horaire aussi chargé?

Lorsque j’ai obtenu mon diplôme de l’Université Bishop’s, de nombreux jeunes de mon âge poursuivaient des MBA, alors je me suis dit que je me démarquerais en choisissant le droit. En trois ans, j’ai obtenu 93 crédits, j’ai remporté la Coupe Grey, puis j’ai obtenu mon diplôme en droit en 1976. Je suis très fier de cette période, parce que c’était le chaos. Je me réveillais le matin, j’allais à l’entraînement l’après-midi et je terminais mes cours le soir. C’était une sorte d’exploit de survivre, mais ça en valait la peine. Nous avons remporté la Coupe de nouveau en 1977, et ma femme Leesa a donné naissance à notre fils aîné, Wes, la même année. Notre fille Ashley est née deux ans plus tard, suivie de notre plus jeune, Brad.

Vous avez été intronisé au Temple de la renommée des sports du Québec et au Temple de la renommée du football canadien et vous avez été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en reconnaissance de votre travail de bâtisseur avec les Alouettes et la LCF. Que signifiaient pour vous de recevoir ces honneurs?

C’était un honneur d’être reconnu comme athlète, homme d’affaires et bâtisseur au sein de la Ligue canadienne de football. J’ai eu une très bonne carrière comme joueur, mais ce sont mes réalisations en parallèle qui m’ont probablement aidé à me positionner. J’ai été représentant des joueurs pendant sept des neuf années où j’ai joué, alors j’ai occupé des postes de leadership tout au long de ma jeunesse et de ma carrière sportive professionnelle. Mon diplôme en droit m’a également offert des possibilités dans le monde des affaires, notamment avec la LCF et le Montreal Gazette.

Tout au long de vos années à titre de président des Alouettes de Montréal, de commissaire de la LCF et de président du Conseil des Jeux du Canada, vous avez parcouru le pays pour encourager les jeunes à faire du sport; vous en avez depuis parlé à la Chambre rouge. Pourquoi ce sujet était-il important pour vous?

Tout a commencé avec mes propres enfants. Je participais toujours à leurs entraînements au hockey ou au football, y compris mon fils Brad, qui a fini par devenir joueur dans la LCF. J’ai ensuite pris la relève comme président du Conseil des Jeux du Canada de 2001 à 2010, ce qui a été une occasion fantastique de m’impliquer dans la communauté et le sport. Pour chaque édition des Jeux du Canada, nous avons construit des projets de plusieurs millions de dollars, des arénas de hockey aux terrains de baseball, dans de petites communautés qui n’auraient autrement pas eu les installations.

Les Jeux du Canada sont aussi un point de départ pour de nombreux jeunes athlètes. Je me souviens d’être allé en 2003 aux Jeux de Campbellton-Bathurst, au Nouveau-Brunswick, et j’ai vu ce jeune garçon de 15 ans jouer au hockey avec les juniors. J’ai dit : « Ce gars est incroyable. » C’était Sidney Crosby.

Le sport a représenté une partie importante de ma vie. Chez moi, à Hudson, des adultes viennent me voir et me disent, « Monsieur Smith, vous souvenez-vous de moi? Vous m’avez entraîné au hockey bantam » ou « vous m’avez entraîné au Lower Canada College. » C’est formidable de savoir que j’ai fait quelque chose pour aider les jeunes à pratiquer un sport.

Vous avez été nommé au Sénat en 2010. Comment décririez-vous vos débuts à la Chambre rouge?

C’était vraiment comme être une recrue dans une équipe de football. Quand je me suis joint aux Alouettes, on m’a essentiellement dit de me taire, de faire de mon mieux et de travailler fort.

Ma priorité comme sénateur a été de siéger à des comités afin de mieux comprendre le fonctionnement du Sénat. Le sénateur Joseph A. Day, qui était président du Comité sénatorial des finances nationales, m’a invité à siéger comme vice-président, ce que j’ai fait pendant quelques années jusqu’à ce que je devienne président. Joe était libéral, j’étais conservateur, et nous nous entendions très bien. Grâce à ce comité, j’ai appris différentes politiques du Sénat, les budgets et la façon dont différents secteurs des activités gouvernementales étaient financés, ce qui m’a donné une perspective sur certains processus de prise de décision discutables dans la fonction publique. J’ai vu le bon et le mauvais. Dans l’ensemble, c’était une expérience fascinante.

Je me suis aussi joint au Comité de la régie interne, et j’ai été chargé de réviser les budgets proposés pour des missions d’étude de divers comités du Sénat. Mon travail consistait à veiller à ce que nous ayons le contrôle des coûts de transport et du nombre de personnes qui voyagent avec chaque comité. J’ai dû apprendre comment faire participer les autres à la prise de décisions; j’avais dû le faire dans le sport et les affaires, mais le Sénat était un nouveau monde.

Mis à part votre travail au sein du Comité des finances nationales, vous avez aussi été membre de plusieurs autres comités du Sénat. De quel travail de comité êtes-vous le plus fier?

En 2013, j’ai eu l’occasion de participer à un petit comité sénatorial, avec Elizabeth Marshall et George J. Furey, alors sénateurs, qui a travaillé avec le vérificateur général pour examiner les dépenses des sénateurs. Ce fut une période très intense, mais je suis fier du travail accompli. Nous avons travaillé pour veiller à ce que nos collègues soient traités avec respect tout en reconnaissant qu’il y avait des règles de dépenses à respecter.

Qu’a signifié pour vous de siéger au Sénat?

Ce fut un honneur d’être appelé par le premier ministre Stephen Harper pour ce rôle. Je me suis brièvement retiré du Sénat pour me présenter comme candidat à l’élection fédérale de Lac-Saint-Louis en 2011. Je suis arrivé troisième, mais ce fut une excellente expérience, parce que j’ai fait 36 jours de porte-à-porte, environ six heures par jour, donc je passais toujours du temps avec les gens. On m’a ensuite demandé de retourner au Sénat, ce que j’ai vu comme une reconnaissance du fait que je pouvais continuer à servir la population canadienne. Je suis très reconnaissant de l’occasion qui m’a été offerte et de toutes les personnes qui m’ont aidé en cours de route, quelle que soit leur affiliation politique.

Quel conseil donneriez-vous à la prochaine personne nommée pour vous remplacer?

Au bout du compte, votre travail consiste à rendre les lois aussi bonnes qu’elles peuvent l’être, et ce, dans l’intérêt de toute la population canadienne. Vous ne pouvez jamais perdre cela de vue, parce que vous n’êtes pas au Sénat pour voyager autour du monde ou dépenser l’argent des autres. Vous êtes au Sénat pour faire le meilleur travail possible tout en faisant preuve d’empathie, de courage et d’un engagement à faire avancer les choses.


Regardez les hommages rendus au sénateur Larry W. Smith et son discours d’adieu dans la Chambre du Sénat.

En savoir plus sur le sénateur Smith dans cet article.

L’une des cartes de joueur du sénateur Larry W. Smith lorsqu’il jouait pour les Alouettes de Montréal. Il a été centre-arrière pour l’équipe de 1972 à 1980. (Source : Bureau du sénateur Larry W. Smith)

Le sénateur Smith serre la main de l’honorable Noël A. Kinsella, alors Président du Sénat, lors de sa cérémonie d’assermentation le 1er février 2011.Le sénateur Smith serre la main de l’honorable Noël A. Kinsella, alors Président du Sénat, lors de sa cérémonie d’assermentation le 1er février 2011.

Le sénateur Smith, accompagné des anciens sénateurs Percy Mockler et Anne C. Cools, répond aux questions des journalistes au sujet du rapport du Comité sénatorial des finances nationales portant sur l’étude du programme d’infrastructure du gouvernement fédéral à Ottawa en février 2017.Le sénateur Smith, accompagné des anciens sénateurs Percy Mockler et Anne C. Cools, répond aux questions des journalistes au sujet du rapport du Comité sénatorial des finances nationales portant sur l’étude du programme d’infrastructure du gouvernement fédéral à Ottawa en février 2017.

Une coupure de journal d’une édition de 1999 du Globe and Mail mettant en vedette le sénateur Smith lorsqu’il était président des Alouettes de Montréal. Le sénateur a gardé cet exemplaire exposé dans son bureau.Une coupure de journal d’une édition de 1999 du Globe and Mail mettant en vedette le sénateur Smith lorsqu’il était président des Alouettes de Montréal. Le sénateur a gardé cet exemplaire exposé dans son bureau.

Le sénateur Smith est intronisé au Temple de la renommée du football canadien à Hamilton, en Ontario, le 16 septembre 2023. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Peter Power)Le sénateur Smith est intronisé au Temple de la renommée du football canadien à Hamilton, en Ontario, le 16 septembre 2023. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Peter Power)

Le sénateur Smith, alors président et chef de la direction des Alouettes de Montréal, répond aux questions des journalistes après avoir annoncé qu’il quitterait le club de la LFC lors d’une conférence de presse à Montréal en novembre 2010. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)Le sénateur Smith, alors président et chef de la direction des Alouettes de Montréal, répond aux questions des journalistes après avoir annoncé qu’il quitterait le club de la LFC lors d’une conférence de presse à Montréal en novembre 2010. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Le sénateur Smith annonce sa candidature à l’élection fédérale le 21 décembre 2010, à Montréal. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)Le sénateur Smith annonce sa candidature à l’élection fédérale le 21 décembre 2010, à Montréal. (Source : LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Le sénateur Smith brandit un exemplaire de ce qui était alors The Gazette après avoir été nommé éditeur du journal en janvier 2002. (Source : PHOTO PC/Ryan Remiorz)Le sénateur Smith brandit un exemplaire de ce qui était alors The Gazette après avoir été nommé éditeur du journal en janvier 2002. (Source : PHOTO PC/Ryan Remiorz)

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