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Témoignages visuels 2026 : coup d’œil sur la vie dans le Nord grâce à une exposition d’œuvres d’art

Une impression couleur montrant une femme tenant un appareil photo et portant un chapeau, une parka et des lunettes de soleil, avec un paysage nordique en arrière-plan.

Une exposition d’œuvres d’art de l’édifice du Sénat du Canada réunit six œuvres distinctes, mais complémentaires donnant un coup d’œil sur la vie dans le Nord – une région qui connaît ses propres enjeux sociaux, culturels, économiques, environnementaux et sécuritaires et à laquelle se sont intéressés certains comités de la Chambre haute, notamment le Comité sénatorial des peuples autochtones et l’ancien Comité sénatorial spécial sur l’Arctique.

L’exposition, installée dans une vaste salle où se réunissent les comités du Sénat, est la cinquième du programme Témoignages visuels du Sénat, une exposition tournante lancée en 2022 qui met en vedette des œuvres d’art dont les thèmes sont associés au travail des sénateurs canadiens.

« Je suis ravi de souligner cette étape importante du programme Témoignages visuels avec cette sélection d’œuvres d’art aussi émouvantes que profondes réalisées par des artistes inuits, tlingits et québécois, d’autant que chacune offre un aperçu unique sur la vie dans les territoires et dans le Nord-du-Québec », a déclaré le sénateur Andrew Cardozo, président du Groupe de travail consultatif sur les œuvres d’art et le patrimoine, qui supervise le programme Témoignages visuels.

« Il s’agit d’un excellent moyen d’intégrer le Nord aux travaux du Sénat – et de nous rappeler qui nous sommes là pour servir. »

Parmi les œuvres exposées en 2026 dans le cadre du programme Témoignages visuels, cinq d’entre elles offrent un coup d’œil sur la vie dans le Nord.Parmi les œuvres exposées en 2026 dans le cadre du programme Témoignages visuels, cinq d’entre elles offrent un coup d’œil sur la vie dans le Nord.

Prises ensemble, les six œuvres d’art permettent d’obtenir un aperçu de la richesse des expériences nordiques : moments de réflexion paisible, dynamisme de la collectivité et scènes mettant en lumière la nature et l’activité humaine.

La lithographie dynamique de Tim Pitsiulak, Family of Eight (Famille de huit), montre une famille entière sur un quatre-roues. Cette œuvre illustre un moment du quotidien de la vie moderne à Kinngait (Cape Dorset), au Nunavut, c’est-à-dire l’endroit où l’artiste de renom a vécu et qu’il chérissait tout particulièrement.

Connu surtout pour ses dessins et ses gravures, le travail de M. Pitsiulak met en scène son vécu et ses champs d’intérêt, mais aussi son profond respect pour la terre et les liens qu’il entretenait avec elle. Il est décédé à Iqaluit en 2016. Cette œuvre est un prêt du Centre d’art d’autochtone de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.

Un duo de lithographies représentant divers personnages, de l’artiste Kudluajuk Ashoona, elle aussi de Cape Dorset, met en lumière d’autres exemples de la vie quotidienne dans ce hameau côtier et aux alentours, et plus particulièrement les sorties en familles et les loisirs.

Née de parents sculpteurs bien connus de Kinngait, Mme Ashoona a été adoptée par la famille d’une artiste graphique de renom. Ses œuvres ont la réputation d’illustrer des scènes de la vie familiale moderne de manière très littérale et très narrative. Elle est décédée en 2019.

Pour la sénatrice Nancy Karetak-Lindell, née dans ce qui s’appelle aujourd’hui Arviat, au Nunavut, cette exposition lui apporte un sentiment d’appartenance.

« Pouvoir admirer des œuvres d’art du Nord réalisées par des artistes autochtones dans nos salles de comité m’apporte un grand réconfort », a-t-elle déclaré.

« Cela me donne le sentiment que nous avons pleinement notre place dans ces magnifiques édifices parlementaires, au même titre que les autres Canadiens. Que nous aussi, nous sommes reconnus pour notre contribution à ce pays. »

Fall Hunting with Father (À la chasse avec mon père à l’automne) est un autoportrait de l’artiste Agnes « Aggi » Ettagiak à la chasse avec son père sur la plage Tapqaq près de Tuktoyaktuk, un village inuvialuit sur la côte arctique des Territoires du Nord-Ouest.

Mme Ettagiak a commencé à peindre sur le tard – elle avait 65 ans – afin d’honorer et de donner vie à toutes sortes de souvenirs sacrés et chéris. Une bonne partie de ses œuvres illustrent son enfance et son éducation selon les pratiques traditionnelles ancestrales; on la voit notamment en train de chasser, de jouer du tambour, de danser, de coudre ou de raconter des histoires.

Fall Hunting with Father (2019) is a self-portrait of artist Agnes “Aggi” Ettagiak hunting with her father on Tapqaq Beach near Tuktoyaktuk, an Inuvialuit hamlet on the Arctic coast of the Northwest Territories.À la chasse avec mon père à l’automne (2019) est un autoportrait de l’artiste Agnes « Aggi » Ettagiak à la chasse avec son père sur la plage Tapqaq près de Tuktoyaktuk, un village inuvialuit sur la côte arctique des Territoires du Nord-Ouest.

Starry, Starry Night (Nuit étoilée), de l’artiste yukonnais Mark Preston, est une gravure de la couverture à boutons, une couverture de laine d’une grande importance pour les Premières Nations de la côte du Nord-Ouest. Ces couvertures, souvent brodées de boutons de nacre, racontent les histoires de famille de leurs propriétaires et arborent les symboles du clan auquel appartiennent ces derniers.

Né à Dawson City, M. Preston était d’origine irlandaise et tlingit. Il a découvert son héritage tlingit grâce à sa famille et à ses études. Travaillant avec différents médiums – gravures, joyaux, meubles, architecture –, il conjuguait art contemporain et pratiques ancestrales. Il est décédé à Whitehorse en 2022.

Nuit étoilée (2013), de l’artiste yukonnais Mark Preston, est une gravure représentant la couverture à boutons, une couverture de laine d’une grande importance pour les Premières Nations de la côte du Nord-Ouest.Nuit étoilée (2013), de l’artiste yukonnais Mark Preston, est une gravure représentant la couverture à boutons, une couverture de laine d’une grande importance pour les Premières Nations de la côte du Nord-Ouest.

Comme point d’orgue à l’exposition se trouve le dessin grand format tout en tons froids de Lyne Bastien, sur lequel on voit un canot bleu disparaissant sous la neige fraîche. Cette œuvre, réalisée au crayon de couleur, fait partie de la série Dormance/Dormancy de l’artiste montréalaise, dans laquelle elle explore la grande immobilité et la beauté de l’hiver dans la région du Nunavik, au Québec, où elle a habité et travaillé durant six ans.

Née en Abitibi (Ouest du Québec), elle a grandi dans la nature grâce aux expéditions de camping, de chasse et de pêche qu’elle faisait près de chez elle. Son affinité et son goût pour la vie sauvage lui sont revenus lorsqu’elle s’est installée dans la localité arctique de Puvirnituq, en 2014.

« Étant moi-même une artiste, je suis ravie et inspirée de voir l’évolution du programme Témoignages visuels du Sénat et de constater qu’il ajoute beaucoup de profondeur et de sens aux études qu’entreprennent les sénateurs », a déclaré la sénatrice Salma Ataullahjan, membre de longue date du Groupe de travail consultatif sur les œuvres d’art et le patrimoine.

« Cette dernière exposition est un exemple émouvant de ce que peuvent nous apprendre les artistes autochtones et canadiens de talent qui reproduisent et interprètent l’histoire contemporaine et la diversité de notre pays. »

Les six œuvres ont été installées en mars 2026 et seront exposées jusqu’au début de l’année 2027.

Dormance I (2022), de Lyne Bastien, met en scène un canot bleu disparaissant sous la neige fraîche. Cette œuvre fait partie de la série Dormance/Dormancy de l’artiste montréalaise, dans laquelle elle explore la grande immobilité et la beauté de l’hiver dans la région du Nunavik, au Québec.Dormance I (2022), de Lyne Bastien, met en scène un canot bleu disparaissant sous la neige fraîche. Cette œuvre fait partie de la série Dormance/Dormancy de l’artiste montréalaise, dans laquelle elle explore la grande immobilité et la beauté de l’hiver dans la région du Nunavik, au Québec.

Témoignages visuels en rétrospective

Une autre exposition du programme Témoignages visuels installée en 2026 attire l’attention sur l’évolution et la complexité des infrastructures de transport du Canada.

En 2025, l’exposition Témoignages visuels soulignait le 60e anniversaire du drapeau national du Canada et le rôle qu’ont joué les sénateurs dans son adoption.

L’année précédente, le programme avait souligné l’importance de la santé des sols et l’achèvement d’une étude historique sur le sujet menée pendant deux ans par le Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts.

La première exposition de Témoignages visuels, qui s’est tenue en 2022, présentait deux photographies grand format illustrant les effets du changement climatique sur les paysages canadiens et les espèces menacées.

Témoignages visuels 2026 : coup d’œil sur la vie dans le Nord grâce à une exposition d’œuvres d’art

Une impression couleur montrant une femme tenant un appareil photo et portant un chapeau, une parka et des lunettes de soleil, avec un paysage nordique en arrière-plan.

Une exposition d’œuvres d’art de l’édifice du Sénat du Canada réunit six œuvres distinctes, mais complémentaires donnant un coup d’œil sur la vie dans le Nord – une région qui connaît ses propres enjeux sociaux, culturels, économiques, environnementaux et sécuritaires et à laquelle se sont intéressés certains comités de la Chambre haute, notamment le Comité sénatorial des peuples autochtones et l’ancien Comité sénatorial spécial sur l’Arctique.

L’exposition, installée dans une vaste salle où se réunissent les comités du Sénat, est la cinquième du programme Témoignages visuels du Sénat, une exposition tournante lancée en 2022 qui met en vedette des œuvres d’art dont les thèmes sont associés au travail des sénateurs canadiens.

« Je suis ravi de souligner cette étape importante du programme Témoignages visuels avec cette sélection d’œuvres d’art aussi émouvantes que profondes réalisées par des artistes inuits, tlingits et québécois, d’autant que chacune offre un aperçu unique sur la vie dans les territoires et dans le Nord-du-Québec », a déclaré le sénateur Andrew Cardozo, président du Groupe de travail consultatif sur les œuvres d’art et le patrimoine, qui supervise le programme Témoignages visuels.

« Il s’agit d’un excellent moyen d’intégrer le Nord aux travaux du Sénat – et de nous rappeler qui nous sommes là pour servir. »

Parmi les œuvres exposées en 2026 dans le cadre du programme Témoignages visuels, cinq d’entre elles offrent un coup d’œil sur la vie dans le Nord.Parmi les œuvres exposées en 2026 dans le cadre du programme Témoignages visuels, cinq d’entre elles offrent un coup d’œil sur la vie dans le Nord.

Prises ensemble, les six œuvres d’art permettent d’obtenir un aperçu de la richesse des expériences nordiques : moments de réflexion paisible, dynamisme de la collectivité et scènes mettant en lumière la nature et l’activité humaine.

La lithographie dynamique de Tim Pitsiulak, Family of Eight (Famille de huit), montre une famille entière sur un quatre-roues. Cette œuvre illustre un moment du quotidien de la vie moderne à Kinngait (Cape Dorset), au Nunavut, c’est-à-dire l’endroit où l’artiste de renom a vécu et qu’il chérissait tout particulièrement.

Connu surtout pour ses dessins et ses gravures, le travail de M. Pitsiulak met en scène son vécu et ses champs d’intérêt, mais aussi son profond respect pour la terre et les liens qu’il entretenait avec elle. Il est décédé à Iqaluit en 2016. Cette œuvre est un prêt du Centre d’art d’autochtone de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.

Un duo de lithographies représentant divers personnages, de l’artiste Kudluajuk Ashoona, elle aussi de Cape Dorset, met en lumière d’autres exemples de la vie quotidienne dans ce hameau côtier et aux alentours, et plus particulièrement les sorties en familles et les loisirs.

Née de parents sculpteurs bien connus de Kinngait, Mme Ashoona a été adoptée par la famille d’une artiste graphique de renom. Ses œuvres ont la réputation d’illustrer des scènes de la vie familiale moderne de manière très littérale et très narrative. Elle est décédée en 2019.

Pour la sénatrice Nancy Karetak-Lindell, née dans ce qui s’appelle aujourd’hui Arviat, au Nunavut, cette exposition lui apporte un sentiment d’appartenance.

« Pouvoir admirer des œuvres d’art du Nord réalisées par des artistes autochtones dans nos salles de comité m’apporte un grand réconfort », a-t-elle déclaré.

« Cela me donne le sentiment que nous avons pleinement notre place dans ces magnifiques édifices parlementaires, au même titre que les autres Canadiens. Que nous aussi, nous sommes reconnus pour notre contribution à ce pays. »

Fall Hunting with Father (À la chasse avec mon père à l’automne) est un autoportrait de l’artiste Agnes « Aggi » Ettagiak à la chasse avec son père sur la plage Tapqaq près de Tuktoyaktuk, un village inuvialuit sur la côte arctique des Territoires du Nord-Ouest.

Mme Ettagiak a commencé à peindre sur le tard – elle avait 65 ans – afin d’honorer et de donner vie à toutes sortes de souvenirs sacrés et chéris. Une bonne partie de ses œuvres illustrent son enfance et son éducation selon les pratiques traditionnelles ancestrales; on la voit notamment en train de chasser, de jouer du tambour, de danser, de coudre ou de raconter des histoires.

Fall Hunting with Father (2019) is a self-portrait of artist Agnes “Aggi” Ettagiak hunting with her father on Tapqaq Beach near Tuktoyaktuk, an Inuvialuit hamlet on the Arctic coast of the Northwest Territories.À la chasse avec mon père à l’automne (2019) est un autoportrait de l’artiste Agnes « Aggi » Ettagiak à la chasse avec son père sur la plage Tapqaq près de Tuktoyaktuk, un village inuvialuit sur la côte arctique des Territoires du Nord-Ouest.

Starry, Starry Night (Nuit étoilée), de l’artiste yukonnais Mark Preston, est une gravure de la couverture à boutons, une couverture de laine d’une grande importance pour les Premières Nations de la côte du Nord-Ouest. Ces couvertures, souvent brodées de boutons de nacre, racontent les histoires de famille de leurs propriétaires et arborent les symboles du clan auquel appartiennent ces derniers.

Né à Dawson City, M. Preston était d’origine irlandaise et tlingit. Il a découvert son héritage tlingit grâce à sa famille et à ses études. Travaillant avec différents médiums – gravures, joyaux, meubles, architecture –, il conjuguait art contemporain et pratiques ancestrales. Il est décédé à Whitehorse en 2022.

Nuit étoilée (2013), de l’artiste yukonnais Mark Preston, est une gravure représentant la couverture à boutons, une couverture de laine d’une grande importance pour les Premières Nations de la côte du Nord-Ouest.Nuit étoilée (2013), de l’artiste yukonnais Mark Preston, est une gravure représentant la couverture à boutons, une couverture de laine d’une grande importance pour les Premières Nations de la côte du Nord-Ouest.

Comme point d’orgue à l’exposition se trouve le dessin grand format tout en tons froids de Lyne Bastien, sur lequel on voit un canot bleu disparaissant sous la neige fraîche. Cette œuvre, réalisée au crayon de couleur, fait partie de la série Dormance/Dormancy de l’artiste montréalaise, dans laquelle elle explore la grande immobilité et la beauté de l’hiver dans la région du Nunavik, au Québec, où elle a habité et travaillé durant six ans.

Née en Abitibi (Ouest du Québec), elle a grandi dans la nature grâce aux expéditions de camping, de chasse et de pêche qu’elle faisait près de chez elle. Son affinité et son goût pour la vie sauvage lui sont revenus lorsqu’elle s’est installée dans la localité arctique de Puvirnituq, en 2014.

« Étant moi-même une artiste, je suis ravie et inspirée de voir l’évolution du programme Témoignages visuels du Sénat et de constater qu’il ajoute beaucoup de profondeur et de sens aux études qu’entreprennent les sénateurs », a déclaré la sénatrice Salma Ataullahjan, membre de longue date du Groupe de travail consultatif sur les œuvres d’art et le patrimoine.

« Cette dernière exposition est un exemple émouvant de ce que peuvent nous apprendre les artistes autochtones et canadiens de talent qui reproduisent et interprètent l’histoire contemporaine et la diversité de notre pays. »

Les six œuvres ont été installées en mars 2026 et seront exposées jusqu’au début de l’année 2027.

Dormance I (2022), de Lyne Bastien, met en scène un canot bleu disparaissant sous la neige fraîche. Cette œuvre fait partie de la série Dormance/Dormancy de l’artiste montréalaise, dans laquelle elle explore la grande immobilité et la beauté de l’hiver dans la région du Nunavik, au Québec.Dormance I (2022), de Lyne Bastien, met en scène un canot bleu disparaissant sous la neige fraîche. Cette œuvre fait partie de la série Dormance/Dormancy de l’artiste montréalaise, dans laquelle elle explore la grande immobilité et la beauté de l’hiver dans la région du Nunavik, au Québec.

Témoignages visuels en rétrospective

Une autre exposition du programme Témoignages visuels installée en 2026 attire l’attention sur l’évolution et la complexité des infrastructures de transport du Canada.

En 2025, l’exposition Témoignages visuels soulignait le 60e anniversaire du drapeau national du Canada et le rôle qu’ont joué les sénateurs dans son adoption.

L’année précédente, le programme avait souligné l’importance de la santé des sols et l’achèvement d’une étude historique sur le sujet menée pendant deux ans par le Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts.

La première exposition de Témoignages visuels, qui s’est tenue en 2022, présentait deux photographies grand format illustrant les effets du changement climatique sur les paysages canadiens et les espèces menacées.

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